La musique à Rome :

Il y avait à Rome plusieurs sortes d’instruments. A cordes, à vent, des percussions, des orgues hydrauliques ou  à soufflet.

Dans l’Antiquité romaine, la musique participe à sa façon à la construction du genre en introduisant une division qui permet aussi bien au femme qu’aux hommes de jouer. La question du costume du musicien et du déguisement offre aussi une autre occasion d’explorer le thème du genre musical. Le musicien et le danseur se situent parfois en marge du monde masculin à cause de leur allure, de leur habit et de la nature même de leur métier.

Esthétique :

                  

Dès la fin de la République, le Romain porte une grande attention à son apparence : son corps, né imparfait et inachevé, doit s’éloigner de l’animalité, par l’éducation et l’effort. Ce sera un corps lavé, habillé, maîtrisé, raisonnablement nourri, aux cheveux et à la barbe entretenus. Le mot qui désigne les soins du corps est d’ailleurs cultus qui désigne aussi la culture. Au contraire celui qui n’accepte pas ces contraintes est sordidus, inculte, sale, répugnant. Car soigner son apparence est un devoir à l’égard de soi-même et à l’égard d’autrui.

Bijoux et produits de beauté :

Chez les Romains, l’usage des parfums était poussé jusqu'à l’abus, surtout au moment où les mœurs commencèrent à se relâcher ;aucune fête n’était complète sans ce raffinement qui arriva à acquérir une grande importance.

Les parfums étaient généralement fabriqués avec des substances que Rome recevait de l’Egypte, de l’Arabie, de l’Inde ;on employait aussi le plantes que fournit le sol de l’Italie : l’iris, le lis, l’œnanthe, le narcisse, la marjolaine ;les roses de Paestum jouissaient d’une réputation universelle ;celles de Phalesis avaient également une grande vogue. Le jonc odorant fournissait un des parfums les plus communs et les moins estimés; il ne coûtait guère que 12 à 13 francs la livre.

Il existait beaucoup de parfums composés. Les plus recherchés était le mégalium, le telinum de Télos, le malobathrum de Sidon, le nardum, surtout celui de Perse, l’opobalsamum, etc.

Les parfums étaient renfermés dans des flacons d’albâtre (albastra) ou dans des vases d’onyx; on les conservait dans l’huile et on les colorait en rouge avec du cinabre ou de l’orseille.

Les bains étaient souvent parfumés; les chambres et les lits étaient arrosés de parfums. Au moment des représentations scéniques, le théâtre était également parfumé avec du safran, de la cannelle, du cinamone. On ajoutait même des parfums aux vins les plus estimés. On allait jusqu'à en mettre dans l’huile des lampes. Enfin on en brûlait sur le bûcher où les morts étaient incinérés.

Les préparations philocomes étaient extrêmement nombreuses. Pour noircir les cheveux, on pouvait employer l’arroche sauvage, les lentilles, le vin de myrte, les feuilles de cyprès, la sauge des bois, la pelure bouillie du poireau. On les empêchait de blanchir avec un liniment composé d’huile et de cendre de ver de terre. On les faisait repousser avec la graisse d’ours; on se servait aussi pour le même objet des cendres de la peau du côté gauche du front de l’hippopotame. On rendait les cheveux blonds avec la lie du vinaigre, l’huile de lentisque, le jus de coing mélangé à celui du troène. on les faisait bouclés avec du sang de jeune hibou.

L’usage des perruques et des faux cheveux était assez répandus.

Les femmes noircissaient leurs sourcils avec des œufs de fourmis, ou plus simplement avec une aiguille noircie à la fumée.

On avait des préparations pour conserver la fraîcheur du teint et la souplesse de la peau. Le lait d’ânesse était à cet égard fort apprécié; on avait recours encore à l’écume des boissons faites avec la cervoise et les céréales. On retirait de la toison des brebis un suc huileux dont on dissimulait l’odeur avec des parfums et qui donnait plus d’éclat au teint.

Le savon le plus renommé venait de la Gaule; il en existait de deux sortes, du mou et du liquide; il était fait avec la graisse de chèvre et la cendre du hêtre.

La céruse et la craie blanchissaient la peau; pour la colorer en rouge, on avait recours au carmin, à une substance extraite des excrément du crocodile, et même de la bouse de taureau.

Voici la formule pour rendre le teint plus uni et plus brillant: orge de Libye mondée, 2 livres; farine d’ers, 2 livres; corne de cerf, un sixième de livre; gomme, 2 onces; épeautre de Toscane, 2 onces; miel, 18 onces; œufs, 10; oignons de narcisses pilés, 12.

Les auteurs mentionnent très souvent l’épilation. On épilait la figure, les aisselles, les bras, les mains, les jambes.

Il existait des boutiques d’épilateur comme des boutiques de barbiers; outre les pinces à épiler, on se servait pour cela de diverses substances, du sang et de la cervelle des chauves-souris, de la poix, du fiel et de la cendre de hérisson, de la pierre ponce. Quelquefois on se contentait de se raser.

Coiffures :       

La coiffure était l’une des principales parties de la toilette. Elles renfermaient leurs cheveux dans un léger réseau, ou les entouraient de bandelettes, de soie ou de pourpre ; elles se coiffaient aussi d’une mitre, coiffure orientale, sorte de turban ou de bonnet phrygien avec des mentonnières. Les jeunes filles avaient surtout pour coiffure des bandelettes de laine blanche, que portaient aussi les vestales et les prêtres.

Les romaines qui n’avaient pas de cheveux se plaçaient sur la tête, comme un casque, des coiffures toutes préparées (perruques), qu’on appelaient galeri ; certaines de ces coiffures se nommaient corymbia, parce-qu’elles étaient disposées en grappe de lierre. Les cheveux postiches venaient surtout de la Germanie, qui produisait ceux du blond le plus ardent ; on les préféraient en raison de leur rareté, les femmes brunes étant beaucoup plus communes en Italie que les blondes.

Aussi, une dame romaine attachait presque toujours une grande importance à ce que ses cheveux fussent d’un blond ardent, d’un blond d’or, ou d’un blond cendré.

Elles teignaient leurs cheveux, soit à l’aide d’une infusion de brou de noix, soit avec un mélange de lie de vinaigre et d’huile de lentisque, soit avec un savon des Gaules, qu’elles employaient en pâte ou en liquide, et qui était composée de cendres de hêtre et de suif de chèvre. Les brunes ne conservaient la couleur naturelle de leur cheveux que lorsque cette couleur s’accordait mieux avec leur genre de beauté.

Liens :

Musique :

http://clio.revues.org/document2362.html : participation de la musique dans la vie romaine

Esthétique :

http://www.portique.net/spip.php?article124 : Détails sur l’ésthétique.

Source :la vie à Rome aux temps antiques.               Edition :Minerva