L’origine du théâtre :

Le mot théâtre possède un sens très large, (peut toucher aussi bien les sujets de l’architecture, la religion ou la littérature)on va donc parler de « phénomène spectacle » pour être plus précis.

Les premiers théâtres construit étaient en bois, le premier théâtre de pierre à être construit est celui de Pompée (en 55 avant J.C.-peut contenir 20000)

Le théâtre  romain est en grande partie inspiré du théâtre grec (το θεατρον); en Grèce le théâtre se joue dans une même pièce ou se déroule trois sortes de représentation :tragédie, comédie, drame satyrique (dans deux structures différentes :

-L’odéon pour les spectacles lyriques, lecture de textes poétiques avec accompagnement musical (selon la tradition grecque) .

-le théâtre, pour les représentations dramatiques (plus ou moins comme en Grèce) et les pantomimes.)

On constate donc que malgré l’origine du théâtre romain ils existent nombre de différence, en voici une :

L’architecture du théâtre romain et grec :

Il diffère du théâtre grec par sa disposition en demi-cercle et par le fait qu’il ne s’appuie pas tout le temps contre une colline.

La foule prend place sur les gradins disposés en hémicycle (la cavea : ima-media-summa). Au bas de ceux-ci se trouve l’orchestre (orchestra), en demi-cercle également, réservé  aux spectateurs de marques ; devant l’orchestre, la scène au fond s’élève le mur de la scène, figure la façade d’un palais à 3 ou 5 portes, plus ou moins richement orné : c’est un décor permanent.

Ce mur de scène atteint en hauteur le même niveau que la rangée la plus élevée de l’hémicycle :  le théâtre couvert est donc virtuellement concevable, mais les Romains n’ont  couverts effectivement que des petits théâtres : les Odéons réservés aux concerts et aux lectures publiques.

Exemple : le théâtre d’orange : 103m de long, 37m de haut et 1.80m d’épaisseur

Dans les théâtres proprement dits, on se contentait de tendre des toiles pour protéger les spectateurs des intempéries. Le sommet du mur de scène était incliné en avant, de manière à rabattre la voix.

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(plan de théatre grec et romain)

Théâtre grec

1. theatron, 2. thumelê

3. orkhêstra, 4. parodos, 5. proskênion, 6. skênê

Théâtre romain

7. cavea, 8. vomitoria, 

9. sièges d'honneur, 

10. vomitorium principal,

11. proscenium (pulpitum), 12. frons scenae, 13. scena 

                                  Les Acteurs :

L’acteur n’apporte avec lui (lors d’une représentation) que sa mémoire et son talent : L’édile (personne qui dirige le théâtre) et le Chorège (personne qui offre la pièce, responsable des frais) doivent lui fournir les costumes et autres attirails.

Les personnages riches portent quelques fois des tuniques à la disposition des entrepreneurs de jeux ;Les vêtements de théâtre sont scrupuleusement conformes à la réalité : la richesse est proportionnée à la richesse du personnage représenté. Les costumes était généralement d’une largeur extraordinaire, mais cette ampleur est remplie par des formes qui s’adaptent exactement sur toutes les parties du corps. Ce que gagne l’histrion (synonyme de comédien) en largeur, il le gagne aussi en hauteur grâce aux brodequins et aux cothurnes (chaussures spécifiques au théâtre) qui l’exhaussent et lui donne une taille surhumaine. Il n’existe pas d’actrices, les rôles féminins sont joués par des hommes portant des masques.

Les masques :

Comme la tête ne serait plus proportionnée au reste du corps, on a imaginé de la revêtir d’un masque (persona), qui grossit les traits et les rends plus visibles. Chacune de ces figures possède un caractère spécial qui varie selon les rôles. Ainsi une seule et même personne peut joué un ou plusieurs rôles selon la pièce jouée. Il existe aussi des masques qui représente (deux ou plus) différents personnages, c’est à dire qu’un seul et même masque peut montré un visage ou un autre selon l’angle de vue des spectateurs (si un masque est peint différemment des deux cotés, l’acteur tournera la tête du côté gauche ou droit selon s’il doit être triste ou gai). Les perruques (blondes pour les jeunes gens, blanches pour les vieillards, rousses pour les esclaves),

Exemples : Le macchus , paysan gourmand, sot, est représenté par un masque grossier et sans aucunes richesses.

 

Organisation :

Les spectacles n’ont lieu, en général qu’a l’occasion de solennités religieuses ou lors des Jeux publics. Les spectateurs ne paient pas de droits d’entrée. C’est l’Etat qui subventionne un magistrat qui prend les dépenses à sa charge, on le nomme l’édile .

Les gens présents lors d’une représentation sont le plus souvent :

le dator ludi (magistrat qui préside), le curator ludorum (assistant du dator ludi choisi par ce dernier) le dominus gregis (chef de troupe) les acteurs évidemment (actores ou histriones) et les danseurs (saltatores) et parfois des claqueurs (qui sont payés pour applaudir à la fin de la représentation).

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maquette du théâtre d’Orange tirée du site :http://103ginette.free.fr/

La comédie :

Les comédies sont souvent composées d’histoires fabuleuses, la plupart du temps très romanesques. Les acteurs représentent souvent des personnages ridicules de la société romaine (le banquier qui est un des personnages les plus appréciés de la comédie)  qui ne font que mentir ce qui explique que l’histoire devient de plus en plus compliquée (ils se déguisent beaucoup).

La comédie est toujours accompagnée de musique et de danse, on la nomme maintenant « comédie musicale ». Tout le monde chante et danse selon son rôle, selon l’âge et/ou le niveau social qu’ils doivent représenter.

Les comédies ont souvent un dénouement heureux, c’est l’image même du « tout fini bien ».

La tragédie :

Le plus impressionnant dans la tragédie, c’est sûrement la mise en scène.

Avec l’accentuation du maquillage, les costumes  et l’amplification des gestes, donne un effet d’irréalisme à la scène. Comme pour la comédie, la tragédie est accompagnée de chants et de danses : les acteurs les utilisent pour appuyer le/les sentiments qu’il doivent représenter. La tragédie cherche à produire un effet de terreur sur les spectateurs, qui deviennent au fur et à mesure de la pièce de plus en plus effrayés. La fin de la tragédie est tellement horrible, que pour ramener la joie et la bonne humeur, on joue très souvent une atellane  ( des clowns improvisent devant le rideau baissé à mi-hauteur).

Sources :La vie à Rome aux temps antiques- la nouvelle histoire-librairie L,

Théâtre d’Orange : http://103ginette.free.fr/