Pour mélanger et appliquer les cosmétiques les romaines utilisaient une spatule en argent :spatha

Les yeux

Les Romaines savaient donner de l’éclat à leur regard et épaissir les sourcils ; les particularités de l’antimoine pulvérisé et du noir de fumée n’ont ainsi pas de secrets pour elles. Elles ajoutaient ainsi un trait sombre sous leurs yeux afin de les rendre plus grands.

Le teint

Elles accentuaient la blancheur du teint grâce à de la craie ou du blanc de céruse (poudre) ceci est du carbonate de plomb ;c’est aussi un poison violent et Galien, le célèbre médecin en dénonce la nocivité. Aussi, dès le 2ème siècle après J-C, c’est le khôl ou la suie qui sont préférés et on rougit les joues avec de l’orcanète, plante cultivées dans les régions méditerranéennes pour sa racine qui fourni un colorant rouge, ou de la mûre écrasée. Les tempes, étaient bleuies grâce à des crèmes colorées.

Les fards

Toute sorte de colorants étaient utilisés dans la confection des fards. On les délaie, on les mélange dans de petits récipients. La substance de base était issue du suint de la laine :l’oepysum. Il fallait ensuite la colorer.

Ainsi, le rouge s’obtenait à partir de l’ocre, d’une espèce de lichen( fucus) ou encore de mollusque(s),le pourpre. On collait sur les visages de petites rondelles d’étoffe destinées à cacher les imperfections d’une peau disgracieuse ou au contraire à en rehausser l’éclat. On nommait ces dernières les « plenia lunata ».

Les dames disposaient de toute une palette de fards. Les parfums se conservaient dans de petites fioles de fine céramique souvent richement ornées, ou encore dans de petits flacons de verre :les aryballes (de forme sphérique) : ce dernier avait un étroit goulot qui s’achevait en disque élargi qui permettait d’étaler goutte à goutte le parfum ou le fard. Des boîtes rondes contenaient le maquillage, plus épais que l’on prélevait au pinceau. Chaque dame possédait sa collection de parfums et son nécessaire à maquillage, enfermé dans un coffre.